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Tassin-la-Demi-Lune : accusé d’avoir incendié les poubelles de son ex-compagne, il passe son anniversaire au tribunal

  • dodomolinier
  • 9 mars 2024
  • 3 min de lecture

Pas de « joyeux anniversaire » entonné ce jour-là pour l’homme qui soufflait sa 46e bougie. Il était jugé ce mercredi en comparution immédiate au tribunal de Lyon pour « destruction de bien public par un moyen explosif ou incendiaire ».



Image Wix.com


Le 21 octobre, un homme de 46 ans aurait incendié un container de poubelles devant la fenêtre de son ex-compagne, à Tassin-la-Demi-Lune. Il n’aura cependant pas allumé ses bougies ce mercredi pour son anniversaire, qu’il aura passé au tribunal de Lyon. Selon la plainte de son ex-compagne, une dispute au téléphone aurait éclaté alors que l’homme était alcoolisé. Son fils aurait senti une odeur de brûlé, et avec son aide, ils seraient parvenus à éteindre le feu.


La juge précise que l’homme est connu des services de police avec 35 mentions dans son casier judiciaire pour violences, vols, outrages, assortis de plusieurs peines de prison. Elle ajoute également qu’en octobre 2023, il avait été jugé pour violence sur son ex-compagne, et condamné à six mois de prison avec sursis et l’interdiction d’entrée en relation ou de paraître à son domicile.


Fixant la magistrate avec un regard de chien battu, il admet qu’il se disputait souvent avec sa femme, sur divers sujets, notamment par rapport à leurs deux enfants. La juge rappelle à l’homme qu’il avait été interpellé durant la même période pour avoir mis le feu à des poubelles dans le 3e arrondissement de Lyon. Il avait reconnu les faits, rejetant la faute sur l’alcool et les médicaments. Un suivi socio-judiciaire avait été mis en place à cause des problèmes psychologiques du quarantenaire, qui était parfois violent ou tenait des propos suicidaires.


« Tu as voulu nous tuer ! »


La juge tente d’avoir des réponses sur la raison de la présence de l’homme proche de la résidence de son ex-compagne, à une heure du matin, comme le montrait la géolocalisation de son téléphone. L’homme explique rendre visite à ses deux enfants :

« - Vous allez voir vos enfants à une heure du matin vous ? 

- Oui, ils sont réveillés, ils ont 14 et 17 ans, ils jouent à l’ordinateur. »


La juge poursuit en lisant les échanges de SMS entre le prévenu et sa femme ; « Tu as voulu nous tuer ! Tu n’as pas pensé à tes propres enfants ! ». Les larmes aux yeux, il se prend la tête dans les mains, la relève, laissant paraître un visage dépité en direction de la juge, puis s’exclame :

« - J’ai rien à voir, j’suis amoureux de ma femme et j’aime mes enfants !

- Vous étiez quand même interdit de la voir ! », lui rétorque fermement la juge.


Une histoire de « vengeance » ?


Pour en connaître davantage sur la version du présumé, la juge laisse l’homme raconter le déroulé de cette soirée. Il indique que quatre personnes, « qui buvaient du whisky », avec qui il aurait eu des différends par le passé, se trouvaient au même endroit et au même moment, et qu’après les avoir vu, et par peur « qu’ils se vengent », a fait demi-tour.


Un discours différent de celui noté lors de sa garde à vue, et où il avait préféré ne pas donner les noms de ces personnes aux policiers. Selon lui, c’est parce qu’il ne se sentait « pas bien » et « stressé » à ce moment-là, qu’il a raconté « n’importe quoi ».

D’un ton sanglotant, il nie avoir commis les faits qui lui sont reprochés, et raconte avoir vu le groupe d’individus mettre le feu aux poubelles, pensant que l’homme habitait encore chez son ex-compagne, avant de se rendre chez sa mère.


Son avocat relève néanmoins qu’aucune empreinte n’avait été prélevée sur le container, et qu’aucun témoin, mise à part son ex-compagne qui « pense que c’est lui », n’a aperçu l’homme commettre ce méfait. Il ajoute que « la seule chose sur laquelle s’appuie cette accusation, c’est son casier judiciaire long comme le bras ».

Le procureur requiert deux ans de prison ferme, réduit à 16 mois, au vu des troubles psychologiques du prévenu. Il demande également que son suivi socio-judiciaire soit levé, étant « onéreux » pour la justice française et ne montrant pas de « résultats positifs » sur le comportement de l’homme.

 
 
 

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